D'une famille d'origine lorraine installée en Normandie, il nait le 5 aout 1950 au chateau de Miromesnil près de Dieppe.

Son père préfère la vie parisienne au paisible manoir normand et se sépare bientot de sa femme qui a la garde de leurs deux fils. Toutefois, cette séparation n'annulera pas le rapport de Maupassant avec son père qui, en le justifiant, soulignera plus tard, l'impossiblité de l'homme de vivre jour et nuit avec la meme femme. A Etretat, dans la campagne normande, le jeune Guy, en pleine liberté, joue avec les petits paysans, et connait leurs réactions rusées, leurs passions, leur patois. Son premier contact avec la nature est heureux et il ne l'oubliera jamais. Celui avec la société l'est moins: la vie d'un collège religieux convient mal à un adolescent habitué à une certaine liberté de mouvement et de pensée.

Au séminaire d'Yvetot, il s'y ennuie mais il peut compter sur les vacances à Etretat, les parties de peche au petit matin, les plaisirs de la natation, la mer qu'il aimera toute sa vie, il sera renvoyé après quatre ans à la suite d'écrits provocateurs.

Il termine ses études au lycée à Rouen et il a vingt ans quand la guerre de 1870 éclate et il est témoin des scènes de déroute et de résistance. Il n'acceptera jamais les atrocités absurdes, les meurtres gratuits et impunis, la veulerie des uns et l'héroisme des autres qui inspireront longtemps ses contes.

Pour gagner sa vie, il entre d'abord au ministère de la Marine, puis à celui de l'Education Nationale, mais il passe ses fins de semaine en canotant sur la Seine, le long des quinquettes fourmillantes si chères aux Impressionistes, ou bien il se rend chez Flaubert, ami d'enfance de sa mère. Et c'est grace à Flaubert qu'il entre en relation avec les principaux écrivains de son temps, français et étrangers. C'est ainsi qu'il participera à l'élaboration des Soirées de Médan, recueil de nouvelles publié en 1880 qui sera le manifeste de l'Ecole Naturaliste et duquel fera partie la longue nouvelle Boule de suif qui obtienbra un éclatant succès.

Il abandonne son terne travail de fonctionnaire et il devient journaliste et écrivain. Il parvient à très bien vivre de sa plume : trois cents contes qu'il réunit dans une quinzaine de récueils comme la Maison Tellier (1881), les Contes de la Bécasse et Miss Harriet (1884) ; deux cents chroniques qui font de lui un des plus importants journaliste littéraire de son temps; six romans dont Une vie (1883), Bel Ami (1886), Mont-Oriol (1887) et Notre Coeur (1890); des nouvelles Au soleil (1884) La vie errante(1890) et quelques pièces de théatre Histoire du vieux temps, Musotte, la Paix du ménage. Il habite des appartements luxueux, possède une villa sur la cote normande, achète, avec les droits d'auteur du roman, un yacht qu'il appelle Bel-Ami pour des croisières en Méditerrannée.

Son succès et sa richesse lui ouvrent les portes de la haute société; ce ne sont plus alors les paysans bretons, les petits employés des ministères et les jeunes filles rencontrées au bord de la Seine qui l'inspirent, mais c'est les gens du beau monde dont il traque, avec une sensibilté à vif, les passions souterraines et les méandres sentimentaux. Il passe du conte, pittoresque ou piquant, qui a fait sa fortune, aux longues nouvelles et aux romans, analyse du coeur humain.

Depuis longtemps il a contracté la syphilis et il souffre d'atroces migraines, hallucinations, anxiété et crises nerveuses, conséquences aussi d'une maladie mentale héréditaire.( la mère suicidaire, son frère cadet finira tot dans la démence). Il essaie d'y remédier par des drogues et par l'abus d'éther (dont il fait l'apologie dans Reves)

Cependant, aussi précis observateur de lui-meme que des autres, il utilise les résutats de ses investigations dans ses contes fantastiques et cruels, qui angoisse le lecteur et lui laissent une sensation de malaise, une fois le livre refermé.

Au moment où il se sent menacé par la stérilité créative, il devient réellement fou et après une tentative échouée de suicide, il meurt dans une clinique pour maladies mentales, à Passy, le 6 juillet 1893.

 

© 2004 Maupassant.com
Painting © 2004 Travis Hall

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